Le portrait du Risk Manager en 2011 : c’est l’étude que nous propose l’Amrae (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise), en partenariat avec le cabinet de conseil Deloitte.
Les missions du Risk Manager recouvrent quatre grands domaines : la prévention des risques (identification des zones à risques, audit, définition et déploiements des plans de prévention…), la gestion des assurances (audit, gestion des sinistres, négociation des contrats…), la gestion des risques (plans de continuité, gestion de crise, cartographie des risques, normes…), et le pilotage (animation du dispositif de gestion des risques, animation du comité des risques, reporting…).
La population des 106 Risk Managers interrogés se répartit de la manière suivante : presqu’un sur deux (45 %) se consacre majoritairement à des activités d’assurance et de prévention ; un sur quatre est davantage tourné vers la gestion globale des risques et le contrôle interne ; un sur trois est à la fois orienté vers l’assurance et la prévention, et la gestion globale des risques.
« La fonction de Risk Manager est par nature transverse, indépendante, et par conséquent en ligne directe avec la direction générale ou financière », affirme l’étude. Malgré ce rôle stratégique, les Risk Managers n’ont pas forcément l’oreille de la direction générale. Ainsi, ils sont seulement un sur dix à affirmer participer activement à la stratégie et, seuls 17% des Risk Managers sont hiérarchiquement rattachés en direct à la Direction Générale.
D’autre part la fonction, transverse par définition, est toujours susceptible d’entrer en conflit avec les autres entités des entreprises. Bonne nouvelle : l’étude de l’Amrae note que, sur ce terrain, les relations entre les Risk Managers et les autres managers se sont normalisées, notamment dans les domaines de l’audit et du contrôle interne : « Les relations au sein de l’entreprise sont essentiellement des relations de partenariat entre les services. Les tensions semblent s’être apaisées puisqu’en 2009, 27 % des répondants déclaraient être dans une relation de concurrence avec les autres directions de l’entreprise contre 16 % en 2011 », note l’étude.
La fonction de Risk Manager va logiquement évoluer à la fois vers un élargissement de ses périmètres d’intervention, par exemple pour la gestion des risques opérationnels, domaine par définition difficile à maîtriser. Les activités traditionnelles, notamment la gestion des assurances et pour le contrôle interne, de plus en plus souvent partagée avec une autre direction de l’entreprise.
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