D’après une étude réalisée par IBM fin 2009 auprès de 2 500 directeurs informatiques du monde entier, pour 83 % des DSI, les solutions décisionnelles et analytiques constituent les technologies les plus stratégiques pour gagner en compétitivité au cours des cinq prochaines années. Elles devancent même la virtualisation (choisie par 76 % des répondants), la gestion des risques et la mise en conformité (76 %), dans les priorités des DSI. Reste à mener les projets dans les règles de l’art et, une fois qu’ils sont opérationnels, à les piloter pour en optimiser le retour sur investissement.
Un tel pilotage reste le parent pauvre de la gestion de projet, dans le domaine du marketing comme, plus généralement, pour la plupart des projets systèmes d’information. Mais le respect des meilleures pratiques garantit, si ce n’est la totale réussite du projet, au moins, la création des conditions nécessaires de succès. Pour simplifier, il convient d’agir dans au moins quatre domaines.
D’une part, parce que cela permet de délimiter un périmètre et, d’autre part, parce que cela conditionne les technologies à mettre en œuvre. Par exemple, des besoins liés à l’anticipation des comportements des consommateurs n’auront pas la même déclinaison technologique qu’une analyse plus classique de paniers d’achat. Dans le premier cas, on privilégiera des outils d’analyse prédictive ; dans le second, des outils plus classiques de type datawarehouse. Le préalable stratégique permet aussi de garantir une certaine cohérence dans les actions et les investissements.
Les projets d’analyse de données font intervenir les directions métiers (le marketing le plus souvent) et la DSI. Avec des investissements lourds. Les imbrications financières doivent donc être claires (qui finance quoi, qui refacture quoi, comment mesure-t-on le retour sur investissement…). Avantage de se préoccuper des aspects financiers le plus en amont possible : éviter les dérives et, de fait, les conflits potentiels entre la maîtrise d’ouvrage (qui définit les besoins métiers) et la maîtrise d’œuvre (qui réalise le projet).
On s’intéressera notamment à privilégier les projets courts, à définir des référentiels et des modèles de données pertinents, à impliquer les utilisateurs très en amont et à produire rapidement des prototypes pour éviter le célèbre « effet tunnel » qui consiste à laisser pendant plusieurs mois les utilisateurs dans l’ignorance de ce que fait la DSI.
Il s’agit non seulement de mobiliser les bonnes compétences (et de minimiser leur turn-over) mais aussi, et surtout, de ne pas négliger les efforts en matière de formation, de transfert de connaissances, d’ergonomie des applications et de réelles appropriation de celles-ci par les utilisateurs. Qui seront bien évidemment sensibilisés aux impératifs de qualité des données !
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